CLAIRE & BRUNO

26 août 2016

El Poncho, le Dynamiteur

 

Portrait_BF_El_Poncho_copy_titreEl Poncho, dont c'est le troisième pseudo après El Gringo et Poncho Villa, n'a, contrairement à ce qu'on pourrait penser, absolument rien de mexicain. S'il est attiré par ce pays, qu'il aurait bien du mal à situer sur une carte, c'est parce qu'il a un goût immodéré pour la vodka. La vodka n'a rien de mexicain, pourrait-on objecter, mais personne ne songe à contredire quelqu'un qui se promène avec des bâtons de dynamite accrochés un peu partout et dont la gourde est pleine de nitroglycérine.

Cet amoureux des explosifs s'évertue à élever la mise en charpie au rang d'œuvre d'art. Répandre les zombies en petits morceaux en faisant beaucoup de bruit, voilà une activité dont il ne se lasse pas. Tout le monde s'accorde à dire qu'El Poncho finira par péter un jour, surtout que, pour coller à son personnage, il se nourrit exclusivement de chili con carne.

Depuis qu'un accident malencontreux a réduit Lord Marcel en viande hachée à 5% de matières grasses (Lord Marcel avait une alimentation très équilibrée), El Poncho a hérité de la lourde responsabilité d'assurer les fonctions de musicien du groupe. Rien n'est plus beau, en effet, qu'une vaillante mélodie pour accompagner une charge héroïque, et tout le monde se souvient des notes galvanisantes du clairon de Lord Marcel. Pour assurer le relais, El Poncho s'est mis à l'harmonica, mais il faut reconnaître que ça rend un peu moins bien.

Moyenne

Croquis El Poncho_graphics

 

 

- Pourquoi avoir choisi l'harmonica, Monsieur El Poncho ? Ce n'est pas très mexicain.

- Si senor, y c'est muchas mexicanos. Latinas rio grande, aye aye caramba, viva la revolucion y don diego de la vega, ma qué uno pepito, de belin.

- Euh, muchas gracias, senor El Poncho.

 

--- avec Bernard Avez dans le rôle d'El Poncho

 

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20 août 2016

Peace'n'Splotch, le Sniper

 

Portrait-BF-Peace'n'Splotch copy titre

Nostalgique des années 70, Peace'n'Splotch se voit un peu comme un hippie post-apocalyptique. Mais face à des hordes de zombies cannibales, il n'y a guère de place pour l'amour libre ou le pacifisme de conviction. Qu'à cela ne tienne : Peace'n'Splotch a assez rapidement trouvé une solution, en choisissant la voie du tireur d'élite. Car à travers la lunette d'un fusil de précision, la guerre reste à bonne distance. Et lorsqu'à la suite d'un tir réussi, la tête d'un zombie explose et que sa cervelle se répand à qui mieux mieux, c'est le nirvana. La guerre de Peace'n'Splotch est une guerre propre, dans la mesure où elle ne tache pas les vêtements.

Il faut dire aussi que les balles tirées par son fidèle mais mal nommé fusil de précision se perdent souvent dans la nature, Peace'n'Splotch étant myope, astigmate, et perpétuellement sous l'emprise de champignons - qui, à son grand dam, ne sont pas très hallucinogènes, sauf pour ses intestins.

Lorsqu'il épaule, ses acolytes s'écartent avec prudence et attendent patiemment que Peace'n'Splotch fasse son office. Au moins, le bruit de l'impact détourne l'attention des zombies, qu'il s'agisse d'une tête qui fait ploutch ou d'un tronc d'arbre qui fait chpok.

 

 

 Croquis_Peace_n_Splotch_graphics

 

- Vous écoutez quel genre de musique ?

- Un peu de tout, mec. De la pop surtout. De la musique de djeuns qui te fait planer tout en haut dans le ciel avec les petits zoiseaux. C'est beau aussi, ça, les petits zoiseaux. Y en a des qui font cui-cui cui-cui cuiiiiiiiiiii, et puis tchip tchip, tchup tchup tchup, et rou, rouuuuu, rou, rouuuuuu...

- Merci Monsieur Peace'n'Splotch.

- Tu veux une taf ? C'est de la fougère. Ya même des trucs jaunes dessus. Mec, faut que t'essayes.

 

--- avec André Darmanin dans le rôle de Peace'N'Splotch

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17 juillet 2016

L'affiche du film !

Affiche C&B

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La Mariée, le Chevalier et l'Hermaphrodite

Conte de chevalerie

Il était une fois, dans la forêt merveilleuse et magique de Raismes-Saint-Amand-Wallers...

MASTER_001

 

Sire Gontran ne prenait même plus la peine d'éperonner sa monture. Méchoui était il n'y avait pas encore si longtemps un cheval fier et fort, fidèle compagnon de bien des batailles et de faits d'armes. Il l'avait mené à travers des marais insalubres, des déserts infinis et sur des sentiers rocailleux longeant des précipices vertigineux. Mais cette maudite forêt semblait avoir raison de l'endurance légendaire de Méchoui. Ces sombres arbres rongés par la mousse semblaient surveiller la lente progression du chevalier et de sa monture, comme des charognards guettant la moindre faiblesse de leur proie.

Depuis des jours, Sire Gontran et Méchoui progressaient dans cette forêt aux profondeurs insondables. Mais le chevalier, étourdi à la fois par la chaleur moite qui régnait sous ces arbres et par une gastro carabinée, avait tout oublié de ce qui pouvait bien l'avoir amené jusqu'ici. Sans doute une sombre quête, la recherche d'expérience ou la perspective d'un acte héroïque quelconque... Sire Gontran haussa les épaules, faisant grincer les jointures de sa vieille armure. Ce qui l'importait aujourd'hui, c'était de survivre. De trouver le moyen de respirer, de goûter à autre chose qu'à l'air vicié qui semblait sourdre du sol, enveloppant les jambes musculeuses de Méchoui. Enfermé dans une armure de métal qui le recouvrait de pied en cap, Sire Gontran, rompu par la fatigue, se laissait glisser petit à petit dans une sorte de torpeur, remettant son destin à son fidèle destrier.

C'est alors qu'un cri retentit. Une clameur ignoble, monstrueuse, qui éveilla illico les sens en sommeil de Sire Gontran.

- Par la malepeste, qu'est-ce que c'est que ceci ?

Sa voix grondante déformée par la visière de son casque ne semblait pas dissiper la sourde menace que lui renvoyaient les arbres alentour.

Le chevalier tira sur les rênes de Méchoui, à l'écoute des bois. Le cri retentit à nouveau.

- BARBARA FUCKKEEEEERRRRSSS !!!!!   BarbFuck

Sire Gontran dégaina sa fidèle épée, Plouf (il n'était guère doué pour les noms). Il tourna la tête en tous sens, tentant de déterminer d'où pouvait bien provenir cette clameur satanique. Il se dirigea vers ce qui semblait être une trouée dans les arbres, furtivement, à l'affût du moindre bruit supplémentaire. Mais la violence des cris gutturaux avait cédé la place à un silence mortuaire, bientôt troublé par des gargouillis immondes provenant de l'appareil intestinal du chevalier.

Méchoui piétina les fougères et enjamba les racines des arbres qui longeaient l'orée d'une clairière. Sire Gontran mena sa monture vers la trouée.

Dans la clairière, les traces d'une occupation récente. Reliefs de repas, parchemins jetés sur le sol, vêtements à la coupe étrangère négligemment jetés sur des sièges et des tables de fortune...

Sire Gontran mit pied à terre et entreprit d'explorer la clairière à pied. C'est alors qu'une vision d'horreur le saisit. Au beau milieu de la clairière, éclairée par la pâle lumière du soleil, était assise, lui tournant le dos, une jeune fille vêtue d'une robe d'un blanc virginal. Une vision qui aurait pu être d'une douceur angélique pour le chevalier (d'autant plus qu'il n'avait pas la réputation de suivre à la lettre son vœu de chasteté) si la jeune fille en question avait encore la tête sur les épaules.
Les yeux révulsés d'horreur, Sire Gontran s'approcha prudemment. Il tâta de la pointe de Plouf le corps décapité, sans vie, qui glissa au pied de la chaise et s'affala sur lui-même comme une outre de vin vide. Pas une goutte de sang ne sortait de la blessure au cou, bien que la tête semblât avoir été arrachée violemment.

Mariee

 

- BARBARA FUCKEEEEEEEERS !!!

Les cris retentirent à nouveau, faisant sursauter Sire Gontran dans un bruit de ferraille alarmé.

- Palsambleu !

Abandonnant là Méchoui, qui s'était mis à paître tranquillement, indifférent aux affaires des hommes, Sire Gontran, les gantelets serrés sur la poignée de son épée, se fraya un chemin à travers les épaisses fougères en direction de l'origine du cri, bien décidé à faire rendre gorge à quiconque avait commis l'horrible carnage de la clairière.

Il déboucha bientôt sur le rivage d'un lac aux eaux immobiles. L'air était lourd et envahi d'insectes qui bourdonnaient autour du chevalier et s'infiltraient dans les interstices de son armure. Il n'entendait plus rien, mais les échos des hurlements semblaient résonner encore, comme si les arbres se murmuraient entre eux les mots qui venaient de troubler le silence lugubre de la forêt.

Sire Gontran s'aperçut alors qu'il n'était pas seul sur le rivage de ce lac malade.

- Vertuchou !, fit le chevalier, brandissant de ses deux mains, dans un réflexe martial, son épée Plouf.

Une femme, grande et corpulente, était perdue dans la contemplation des eaux troubles, immobile, à quelques mètres de distance.

- La Dame du Lac !

Sire Gontran s'agenouilla, avec une dévotion tout empreinte d'émotion. L'inconnue se retourna alors, lentement, en poussant un grognement inintelligible. Le chevalier releva la tête.

Les vêtements de l'inconnue - une robe garnie de fleurs et une paire de collants - étaient sales et usés. Ses mains étaient grotesquement crispées sur les extrémités de ses cheveux, au niveau des épaules. Son visage, passablement abîmé, était orné de deux yeux jaunes qui regardaient le chevalier avec une curieuse lueur d'appétit.

20160717-185610

 

Puis, la femme se mit à avancer, mettant un pied devant l'autre, à grandes enjambées qui fit remonter la courte robe jusqu'aux hanches. Sire Gontran, baissant les yeux, s'aperçut alors que la femme était en réalité un homme.

- IIiiiiiiiikkkk ! fit-il, avant de faire volte-face, ce qui le fit glisser et s'étaler de tout son long sur le sol spongieux. Son agresseur se mit à haleter bruyamment et avec envie, tout en se précipitant sur lui. Il se laissa tomber sur le chevalier, occupé à se relever pesamment, gêné par le poids de son armure.

- Couac ! laissa échapper Sire Gontran, qui se mit à battre frénétiquement des pieds et des mains pour s'extirper de la masse affalée sur lui. L'homme déguisé en femme tenta de le mordre à la nuque, et se cassa quelques dents sur les mailles métalliques qui protégeaient le cou du chevalier.

À force de contorsions et rendu glissant par la bave qui lui dégoulinait sur l'armure, Sire Gontran parvint finalement à s'extirper du guet-apens dans lequel il s'était fourré. En se relevant, il fit tomber tête la première dans la boue le monstre mi-homme mi-femme qui lui cherchait noise.

Sire Gontran reprit ses esprits. Un instant, il songea à donner un coup de soleret dans les côtes de son agresseur, mais ce n'était pas très chevaleresque, aussi se contenta-t-il de prendre ses jambes à son cou, ce qui l'était tout aussi peu mais Sire Gontran commençait à regretter d'avoir choisi ce métier.

Il partit à la recherche de Méchoui, afin de s'éloigner au plus vite de cette étrange forêt, théâtre d'un chaos et d'une folie au-delà de toute compréhension.

 

sous-bois matin brumeux rai large

 

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Hé ben, il s'en est passé du temps depuis le dernier message de ce blog, titré "une pelletée de news très très bientôt" (hohohaha la bonne blague).

Plutôt que de m'étaler sur les raisons de cette complète absence d'information, autant aller à l'essentiel : ça y est, le film est terminé. Ça fait déjà un moment, en fait, mais je ne voulais pas l'annoncer tant que je n'avais pas les DCPs en main. C'est maintenant chose faite !

J'ai beau l'avoir choisie en mauve, c'est quand même vachement moins sexy qu'une bobine 35mm...

 

 

Bon, que s'est-il passé depuis ce dernier post ? Plein de choses.

 

 

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 L'étalonnage avec Maxime, ci-contre, sur Nucoda.

 

 

 

 

 

 

 

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 Le montage son, avec Romain, puis Rémi. Beaucoup, beaucoup de travail et de pistes audio !

 

 

 

 

 

 

20160717_184823La post synchro, enregistrée avec Manu au studio 31dB à Paris. L'occasion pour Alexandra et Philippe, les deux comédiens principaux, de retrouver leurs personnages après plusieurs années ! Et pour dire un texte de haute volée, comme on peut le voir ici.

 

 

 

 

20150709_230516Mixage avec Thibaut, dans une salle de cinéma reconvertie en audi de mixage. Ça pète.

 

 

 

 

 

 

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 Export du mixage dans ses deux versions, 5.1 et stéréo.

 

 

 

 

 

 

20150225_121115  Dave Decottignies d'ACFX en train de faire des modifs sur le dernier plan du film, une matte-painting virtuelle.

 

 

 

 

 

 

Enfin, un exemple des interprétations de Thierry, musicien, qui s'est penché sur un thème de Carmen pour le réinterpréter au piano pour le générique début du film et pour quelques occurrences au sein du film !  >>> Variation_Theme_5 <<<

 

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Je compte ressusciter ce blog, non plus pour raconter les progrès de la fabrication du film (c'est un peu trop tard pour ça), mais pour continuer à écrire autour de cet étrange objet au gré des humeurs et des envies. Suite des portraits des personnages bizarroïdes qui peuplent l'univers dans lequel sont plongés Claire & Bruno, photos de tournage pour évoquer ce qui est maintenant un vieux souvenir, questions existentielles qui se sont posées en post prod, et d'autres surprises si j'y arrive. On verra bien.

En attendant, j'ai mis à jour quelques liens morts qui parasitaient les archives du blog, dont celui de Hors-champ, mon premier court métrage, qui date quand même de 2004, une époque où la DVCAM existait (et c'était quand même bien moche). Le film a été saisi par le FBI (il était sur Megaupload), mais maintenant il est visible sur Allociné. Il a atrocement mal vieilli.

 

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11 avril 2013

Une pelletée de news très très très bientôt !

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Je n'ose plus donner de date ou de délai plus précis...

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28 juillet 2012

Butterfly, l'Éclaireur

 

Portrait-BF_Butterfly copy titreC'est après que Butterfly eut montré ses prouesses au tir qu'on a décidé de lui confier autre chose qu'un fusil. La qualité première des Barbara Fuckers, c'est la Technique, qu'on pourrait définir comme une synthèse de finesse tactique et d'utilisation des connaissances enseignées par l'Histoire, de l'Antiquité à Napoléon. Ainsi, la technique dite "du filet à papillons" consiste à attraper un zombie à l'aide d'une épuisette géante, ce qui permet de l'immobiliser tout en le tenant à distance. Même des morts-vivants se sentent humiliés lorsqu'ils se font ainsi saucissonner.

 

Butterfly est très adroit, aussi, pour attraper des papillons, une activité qui, au beau milieu de cette apocalypse, relève plutôt de la lubie de psychopathe. Il s'est mis à développer cette drôle d'idée suite à l'effondrement d'un arbre sur son crâne, lors d'une échauffourée sanglante et mémorable contre des zombies radioactifs durant laquelle Grosse Biquette s'est montré un peu trop enthousiaste avec le lance-grenades qu'il venait de recevoir pour son anniversaire. Butterfly vit donc depuis lors dans son petit monde, et s'est mis à collectionner les cadavres de papillons, qu'il garde précieusement dans ses poches. Il a donné un nom à chacun d'entre eux, et ses comparses l'ont déjà surpris à leur tenir la conversation.

 

Il est d'usage, chez les Barbara Fuckers, de se tenir à distance de ce singulier personnage. C'est pourquoi on le laisse partir loin devant, en éclaireur. On ne sait jamais, il est peut-être contagieux.

 

 

Croquis Butterfly_graphics

- Celui-là, je l'ai recueilli la semaine dernière. C'est Jean-Claude, il fallait le voir, il était tout penaud, au bord de la dépression, j'ai dû lui remonter le moral. En revanche, Félix – c'est celui-là, attention en le prenant – il traverse une mauvaise passe. Il est un peu déshydraté. Il faut le manipuler avec précaution, il a tendance à s'émietter. Et lui, c'est Auguste, il est beau, hein ? Quel joli cœur celui-là. Toujours à draguer les petites papillonnes. Tss.

- Merci, Monsieur Butterfly. Je dois maintenant vous laisser...

- Oh, regarde, lui il est plus exotique. C'est Gian-Carlo, c'est un réfugié clandestin.

- C'est du papier crépon.

- Il faut savoir regarder au-delà des différences, Monsieur le Journaliste.

 

--- avec Sébastien Deviers dans le rôle de Butterfly

 

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16 juillet 2012

Gruntz, le Troufion

 

Portrait-BF-Gruntz copy titreGruntz, bien qu'il soit officiellement l'opérateur radio du groupe, est toujours le premier à se porter volontaire lors des missions spéciales, surtout lorsqu'il s'agit de charger en hurlant, de tirer dans tous les sens et d'utiliser son tout nouveau lance-roquettes flambant neuf. Gruntz semble tout le temps sur le qui-vive, électrisé, prêt à réagir de manière épidermique à l'approche d'un zombie, à un sifflement d'oiseau ou à une conversation concernant l'un de ses sujets de prédilection (les armes à feu, la ballistique ou la mode militaire). On dit qu'il est né avec un pistolet-mitrailleur dans les mains. Sa science des armes est si grande qu'il est capable de démonter et remonter n'importe quelle arme en un temps record, avec les yeux bandés, une main attachée dans le dos et une chèvre lui léchant les pieds (les soirées des Barbara Fuckers sont souvent mémorables).

 

Bref, Gruntz est le soldat de base, celui qu'on envoie en première ligne pour s'en débarrasser, mais qui revient toujours, avec encore une case en moins. D'une témérité tellement stupide qu'elle en devient admirable, Gruntz n'a peur de rien ni de personne, sauf peut-être de Moutarde of Hell. La seule chose à laquelle il tient comme à la prunelle de ses yeux, ce sont ses lunettes de soleil, parce qu'il estime qu'elles lui donnent un air cool.

 

En revanche, il ne sait pas se servir de la radio.

 

 

Croquis Gruntz_graphics

- Regarde-moi ça. Cette silhouette. Ces formes généreuses. Cet air mutin qui semble te défier et en même temps t'invite à y voir de plus près. Chaude et sensuelle au toucher, mais impitoyable et exigeante dans le feu de l'action. Et lorsqu'elle chante... La mélodie de sa voix résonne dans tes oreilles longtemps après. Je l'aime. C'est ma M249.

 

--- avec Baptiste Goulard dans le rôle de Gruntz

 

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11 juillet 2012

Moustache, le Big Boss

 

Portrait-BF-Moustache copy titreMoustache est le chef auto-proclamé des Barbara Fuckers. Cinéphile averti (pourvu qu'il y ait des flingues et des effets pyrotechniques), sa grande connaissance du zombie ainsi que sa science militaire - acquise grâce à un visionnage attentif des Delta Force (I, II et III) - l'ont rendu naturellement leader des Barbara Fuckers. Son sens aigu de la tactique et de la stratégie emprunte autant à Sun Tzu qu'à Left 4 Dead, et pourrait se résumer à ce sobre aphorisme : "Moi vois zombie, moi tue."

 

Moustache est pourtant à l'origine quelqu'un de timide et de réservé, victime presque consentante, à la longue, des quolibets de son entourage. Après la Catastrophe, alors que le monde tombait en ruines, Moustache s'est vu pousser une étonnante paire de roubignoles (au sens figuré) et devint un leader respecté, très à l'aise dans son nouveau rôle de chef d'équipe. L'autorité de Moustache n'est jamais démentie, sauf en de rares occasions rapidement réglées à coups de machette, instrument que Moustache maîtrise à la perfection. Une fois le contestataire écarté, Moustache repart, hilare, improvisant des cris de guerre, dirigeant son escouade à l'aide de signes militaires aussi autoritaires qu'enthousiastes (mais dont personne n'a jamais vraiment saisi le sens).

 

Néanmoins, les rêves de virilité de Moustache se heurtent à l'injustice de sa morphologie : toute la volonté du monde ne suffit pas à avoir l'attribut phare du leader contesté (du moins, selon lui) : une barbe fournie. Mais gare à celui qui jetterait un œil moqueur sur les quelques poils qui lui tiennent lieu de moustache : d'aucuns y ont perdu, en de rapides coups de machette, leurs roubignoles (au sens propre).

 

Croquis Moustache_graphics

- Ce nom de "Barbara Fuckers", c'est une sorte d'hommage à La Nuit des Morts-Vivants, c'est ça ?
- Meuh non, c'est mon ex, elle s'appelle Barbara, et on l'emmeeeeeerde !"

 

--- avec Kamel Zidouri dans le rôle de Moustache

 


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Meet Ze Barbara Fuckers !

 Barbara Fuckers embleme

 

Les Barbara Fuckers constituent la fine fleur de l'espèce humaine, ou du moins de ce qu'il en reste. Pour ces soldats d'élite à peu près suréquipés et à moitié surentraînés, la chasse aux zombies n'a plus aucun secret. Ils comptent aujourd'hui 576 victimes à leur actif (dont 366 headshots, qui comptent double), un score plus qu'honorable, coiffant au poteau les Chaotic Templars of Doom et les Big Guns Great Balls. Arborant fièrement leur étendard sur le champ de bataille (héraldique : "de sable à demoiselle à grosse poitrine ligotée accompagnée de quatre têtes de mort en chef et en pointe"), ces guerriers de l'extrême traversent le monde dévasté par le Cataclysme avec aplomb, fierté et bravoure.

Nous sommes allés à leur rencontre. Au fil des jours qui vont suivre, découvrez avec nous quelques-uns de ces vaillants guerriers, paladins des temps modernes !

 

 

Photos de groupe_version Graphics copy titre

 

 Photos : Adrien Lhommedieu

 

 

 

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28 mai 2012

Enfin des news, et encore un teaser

... mais c'est le dernier !

Wouhou ! Presque un an sans tenir le blog. Il était temps de revenir jeter un œil par ici. L'occasion de se pencher à nouveau sur les outils d'administration (qui ont changé entretemps, bien entendu), de voir qu'il y a encore un peu de fréquentation malgré le caractère passablement moribond du blog (même si c'est parfois par hasard, au vu des recherches lancées sur Google qui font aboutir les gens ici - la palme revenant à "bruno je craque sur une instit" ou à "claire bruno sexe" qui est déjà revenu plusieurs fois).

Bref. Le capital temps étant ce qu'il est (c'est-à-dire naturellement insuffisant), les plages disponibles pour avancer ont été consacrées au seul film, en laissant de côté la partie blog. C'est un peu dommage, au regard de toute la matière qui a été rassemblée et qui pour l'instant prend la poussière dans mes disques durs.

Cela fait plusieurs mois que le film existe, dans un montage non def mais dans une forme regardable. Une version globalement satisfaisante, mais avec encore pas mal de faiblesses que, bien entendu, des "beta-testeurs" ont rapidement pointé du doigt. , et même si le film demande encore du travail, la tentation est grande de le sortir tel quel.

Néanmoins, il serait un peu idiot de bâcler la fin du montage (ce serait même le comble), donc voilà plusieurs semaines qu'on s'attelle à donner des coups de ciseaux par-ci par-là, voire des gros coups de hache, à partir de cette version du film. On déconstruit et on reconstruit. On fait du montage, quoi. Le problème, c'est que tout se fait "entre deux", quand la monteuse, ou moi, ou les 2 selon l'étape du travail, avons un peu de disponibilité. Du coup, ça avance un peu au compte-gouttes... et au bout d'un moment, achever le film devient urgent.

Pour rigoler (et, hum, patienter), voici un 3e et dernier teaser, qui se situe dans la continuité illogique du précédent.

 

 

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